Passer au contenu principal. Début du contenu principal

Day With(out) Art 2026: seeds in a dying colony

Film

1 Déc 2026, 11:00 - 18:00

seeds in a dying colony. Day With(out) Art, présenté par Visual AIDS. Quatre cercles superposés sur fond rouge.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le Muhka présente quatre courts métrages sur le VIH, la mémoire et le soin. La projection de seeds in a dying colony aura lieu le mardi 1er décembre. L’entrée est gratuite.

Les films sont projetés en boucle de 11:00 à 18:00, avec des sous-titres anglais. Vous pouvez entrer à tout moment, sans réservation.

Par la danse, le collage numérique, les témoignages et le quotidien à São Paulo, cinq artistes explorent la manière dont le passé colonial continue de façonner le présent. Leurs films abordent le pouvoir et l’exclusion, mais aussi la survie, la résistance et les savoirs transmis de génération en génération.

Le Muhka présente ce programme avec AQAF (Antwerp Queer Arts Festival) et Visual AIDS à l’occasion de Day With(out) Art 2026, au sein d’Artists Against Stigma, le programme qui réunit les initiatives de l’AQAF pour la Journée mondiale de lutte contre le sida.


Les films     |     À propos du projet     |     Infos pratiques


Les films

seeds in a dying colony réunit quatre nouveaux courts métrages commandés par Visual AIDS à Edgar Hudson (Tanzanie), Bruna Kury et Matheus Mello (Brésil/Espagne), Sido Lansari (Maroc/France) et Micaela Cyrino (Brésil).

Edgar Hudson – There is an Elephant in the Room

9 min 19 s · Swahili · Sous-titres anglais

Image du film – Edgar Hudson
Edgar Hudson, There is an Elephant in the Room, 2026. Commande de Visual AIDS pour seeds in a dying colony.

Un jeune fuit son foyer après une découverte qui bouleverse sa vie. Il porte le poids de ce qui ne peut se dire à voix haute. Il rencontre un militant qui se bat pour être entendu et une personne qui prend soin des autres par des gestes quotidiens de survie. Par la danse et le mouvement, le film raconte avec retenue la survie, l’exil et le retour. Que faut-il pour affronter cet éléphant dont tout le monde connaît la présence ?

Mentorat : Amil Shivji

À propos d’Edgar Hudson

Edgar Hudson (il/lui) est un cinéaste et conteur tanzanien qui se sert de l’art pour ouvrir le dialogue sur le climat, l’identité et le changement social. Il s’est formé à la MultiChoice Talent Factory et a participé à l’Earthshot Youth Programme. Son travail associe récit cinématographique et militantisme, au service de l’action climatique portée par les jeunes et de la conscience culturelle en Afrique. Il explore la résilience, la communauté et la nécessité urgente de repenser notre avenir commun dans une perspective plus durable.

Bruna Kury et Matheus Mello – VENGANZA TRAVESTY (TRAVESTY REVENGE)

7 min 35 s · Portugais · Sous-titres anglais

Image du film – Bruna Kury et Matheus Mello
Bruna Kury et Matheus Mello, VENGANZA TRAVESTY (TRAVESTY REVENGE), 2026. Commande de Visual AIDS pour seeds in a dying colony.

Un manifeste visuel qui fait du VIH un miroir de l’empire, où se heurtent données, propagande et chair. Dans un collage numérique fiévreux, le film révèle la machinerie biopolitique qui contrôle les corps et transforme les frontières en armes contre la vie elle-même.

Mentorat : Hiura Fernandes

À propos de Bruna Kury et Matheus Mello

Bruna Kury

Bruna Kury (elle) est une cinéaste, performeuse et artiste pluridisciplinaire anarcho-transféministe. Son travail s’attaque aux structures d’oppression liées au genre, à la classe et à la race. Ses films remettent en cause le système cis-hétéronormatif dominant par une résistance radicalement poétique et la création collective.

Pendant la pandémie de COVID-19, elle a sorti deux films indépendants produits en Allemagne : What If We Started to See Colonization as an Uncontrolled Infection of the Cis-tem? et Gentrification of Affections. Tous deux explorent des perspectives décoloniales et des récits de résistance. En 2025, elle a sorti avec MigrantaFilms Scorpionikas – Counter-Manifesto, un voyage entre les continents qui, par un cinéma militant et expérimental, amplifie les voix de femmes trans et travesties, de personnes qui exercent le travail du sexe et de communautés racisées.

Matheus Mello

Matheus Mello (iel) est cinéaste et travaille entre le Brésil et l’Espagne. Son œuvre explore l’identité et la migration. Mello a collaboré avec des cinéastes comme Lucrecia Martel, Pedro Costa et Werner Herzog lors d’ateliers de formation destinés à soutenir les talents émergents.

Mello a produit des courts métrages, un documentaire et des installations vidéo présentés dans des festivals tels que Tallinn Black Nights, Raindance, Sitges, l’IDFA, Rotterdam et Zinebi. Mello a suivi des programmes au Sundance Institute, à Realness Institute Creative Producer Indaba, à EGEDA Next Gen Film FinLab et à Jihlava Emerging Producers, et a cofondé Migranta Films pour créer des récits authentiques qui résonnent d’un continent à l’autre.

Sido Lansari – ON A BRIGHT DAY (C’ÉTAIT UN JOUR LUMINEUX)

19 min 02 s · Français · Sous-titres anglais

Image du film – Sido Lansari
Sido Lansari, ON A BRIGHT DAY (C’ÉTAIT UN JOUR LUMINEUX), 2026. Commande de Visual AIDS pour seeds in a dying colony.

ON A BRIGHT DAY (C’ÉTAIT UN JOUR LUMINEUX) entrelace des échos d’archives, des fragments poétiques et des témoignages de vies queer arabes touchées par le VIH, au-delà des générations et des frontières. En faisant entendre les voix des morts et des vivants, le film transforme des histoires passées sous silence en un acte collectif de mémoire et de résistance.

Mentorat : Ésery Mondesir

À propos de Sido Lansari

Sido Lansari (il/lui), né en 1988 à Casablanca, est un artiste pluridisciplinaire qui vit entre Paris et Tanger. Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Lyon, il a dirigé la Cinémathèque de Tanger de 2019 à 2022. Par la broderie, la photographie et le cinéma, il explore l’identité, le genre et la sexualité, en prêtant attention à ce que la mémoire tait ou efface.

En 2019, son court métrage The Last Paradise a remporté le Grand Prix du festival Chéries-Chéris à Paris. Son travail a été présenté à l’international, notamment à l’Institut du Monde Arabe à Paris, à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo à Turin et au Medelhavsmuseet à Stockholm.

Micaela Cyrino – How to project your voice without causing an earthquake

16 min 10 s · Portugais · Sous-titres anglais

Image du film – Micaela Cyrino
Micaela Cyrino, How to project your voice without causing an earthquake, 2026. Commande de Visual AIDS pour seeds in a dying colony.

Carolina vit seule dans un appartement à la périphérie de São Paulo. Chaque matin, elle affronte le rythme effréné de la ville pendant le long trajet qui la mène de chez elle au travail. La sagesse de sa grand-mère lui revient sans cesse à l’esprit ; dans son casque, c’est toujours le même rap qui passe. Dans son sac, elle emporte le livre de recettes, de bains et de bénédictions hérité de sa grand-mère, avec l’espoir de bien terminer la journée.

Mentorat : J Triangular

À propos de Micaela Cyrino

Micaela Cyrino (elle) est une artiste pluridisciplinaire originaire de Grajaú, à São Paulo, au Brésil. Peintre, brodeuse et performeuse, elle est diplômée en arts visuels de Santa Marcelina College. Son travail explore le corps féminin noir, la mémoire et les origines. Elle y développe l’idée de « mémoires à boire ».

Cyrino vit avec le VIH depuis sa naissance et utilise l’art pour lutter contre la stigmatisation et les préjugés. Membre de Trovoa, elle travaille dans l’éducation artistique et le conseil.


À propos du projet

seeds in a dying colony explore la manière dont les rapports de pouvoir coloniaux continuent de façonner la vie des personnes vivant avec le VIH et leur accès aux soins. Les quatre films relient ces questions à la mémoire, aux savoirs ancestraux, à la survie et à la résistance. Le titre fait référence au travail du psychiatre et philosophe politique Frantz Fanon.

Le programme a été conçu par Visual AIDS, une organisation à but non lucratif établie à New York qui mobilise l’art dans la lutte contre le sida. Elle soutient les artistes vivant avec le VIH, préserve leur héritage artistique et ouvre le dialogue sur le VIH et le sida.

En savoir plus sur le programme

Le programme répond à une époque marquée par la montée du néocolonialisme et une insensibilité croissante aux morts violentes et évitables, notamment aux récentes hausses des infections par le VIH et des décès. Selon le texte de présentation de Visual AIDS, cette recrudescence est alimentée par les coupes dans les programmes d’aide internationale tels que l’USAID et le PEPFAR. Elle montre à quel point l’accès aux soins reste déterminé par les structures de pouvoir américaines et occidentales : quelles vies sont protégées et quelles morts passent inaperçues.

seeds in a dying colony explore la manière dont les systèmes qui abandonnent les personnes et provoquent des morts prématurées conduisent à une aliénation de soi et à des ruptures dans la mémoire, l’histoire et la continuité culturelle. Le mouvement, le rituel et la beauté apparaissent alors comme des moyens de retrouver ses repères, de se réapproprier son corps et de se tourner vers la vie dans des conditions qui la restreignent.

Le titre fait référence au travail du psychiatre et philosophe politique Frantz Fanon. Certains historiens et théoriciens du sida s’appuient sur ses écrits consacrés à la violence coloniale et à la psyché racisée pour comprendre comment les systèmes de santé mondiaux, façonnés sous la domination coloniale, déterminent l’ordre, la qualité et les conditions d’accès aux soins. Ces systèmes supplantent aussi les savoirs autochtones sur la santé et la vie corporelle. Le programme n’aborde pas le VIH comme une question isolée : il met en lumière la tension entre des systèmes de domination qui semblent permanents et la puissance latente et les savoirs ancestraux que recèle leur démantèlement.

Les artistes ont été sélectionnés par un jury de cinéastes. Chaque membre du jury a choisi un ou une artiste à accompagner pendant la production. Pour 2026, le mentorat est assuré par Amil Shivji, Hiura Fernandes, Ésery Mondesir et J Triangular.


Infos pratiques

Date Mardi 1er décembre 2026, Journée mondiale de lutte contre le sida
Horaire 11:00–18:00
Lieu Muhka, étage +3, Auditorium
Adresse Leuvenstraat 32, 2000 Antwerpen
Projection En boucle. Vous pouvez entrer à tout moment.
Accès Gratuit. Sans réservation.
Sous-titres Sous-titres anglais.
Âge Aucune limite d’âge

Préparer votre visite


En partenariat avec l’AQAF

Antwerp Queer Arts Festival (AQAF)

Le Muhka et Antwerp Queer Arts Festival (AQAF) construisent un partenariat durable autour de l’art contemporain, de l’engagement social et de l’innovation artistique. Il prend forme dans des ateliers, des présentations et des actions au musée et dans ses environs, en laissant place au dialogue, à la visibilité et à la rencontre.

En savoir plus sur Antwerp Queer Arts Festival x Muhka

wiki 3